Là, on tient du lourd. Le troisième volet d’une trilogie bardée de Molières, écrite par Florian Zeller qui est sans doute l’auteur français le plus joué actuellement. Ce n’est que justice : après « La Mère » et « La Père », il ne fallait pas s’attendre à un saint-esprit mais juste à la suite de cette déconstruction de la famille moderne qui se cherche et ne se trouve plus vraiment. Ici, Nicolas, le fils donc, traverse les affres de l’adolescence, du déchirement parental et de la perte de sens du monde qui s’offre à lui. Son père, remarié et en attente d’un nouvel enfant, vole à sa rescousse mais peut-on encore sauver quelqu’un pour qui vivre est devenu une simple option ? Le sujet est grave, il parle à tous : ceux qui ont eu un ado, qui en ont un ou qui en auront. A ceux qui le sont aussi, peut-être. En tous les cas, cette reprise avec Stéphane Freiss a rencontré le même succès que la création avec Yvan Attal. JLE
Au Pin Galant à Mérignac. 40 et 45 €