« -Ca stompe, stomp, stomp ! » Et réjouit d’entrée, puisque la soirée affiche complet en ce 1er mai à La Maison Allez les filles… « et plutôt que dans une plus grande salle, bien mieux de les voir en club ».
Toujours mieux… sachant que Giuda jouera d’ici peu dans un festival Oi! n’étonne en rien : simplicité efficace & charisme. Ils rappellent les débuts 70’s, ces 45 tours de Sweet, Slade, dont on se gavait.
« -Et Mott The Hoople, voire même Thin Lizzy »… ne connaissant guère ces derniers, on table sur riffs T.Rex, accords « Ballroom blitz » et autres joyeusetés à la Gary pédo-Glitter. Rare dernier, avec « Rock & Roll (part 1 & part 2) », à se laisser écouter en album, telles notoires Runaways, et bien sûr Bolan. Puisque le glam-rock, même italian made avec Giuda, se résume décidément à une face A, une face B. On a sa bonne dose. Celle-ci est pareillement roborative. Tous micros ouverts pour guitaristes, bassiste et chanteur à la gestuelle engageante, entraînante, derrière deux crânes polis mixés au chevelu. Il y a du « Saturday night » à l’horizon thématique, choeurs à reprendre à l’unisson, foyer d’énergie à partager, riffs par dessous en rafales, decrescendi réussis, moult bras (re)levés au final.
Atouts de fiesta
Le combo a ses atouts de fiesta, bien en main. Quelques figures ne s’y sont pas trompé : la team orga & DJ Vicious Soul, un ancien du fanzine « On a faim ! », le manager de Camera Silens. Moins probant en punk machine, Giuda n’en finit pas moins par son idée de « If the kids are united »... comme un Sham 69 qui aurait zéro skin mal embouché dans son public !? Logique d’ailleurs pour de la musique dure de gamins, de booms ou d’anniv’ : de frais, le chanteur souriait.
Patrick Scarzello
